C’est l’action engagée le pôle de compétitivité Finance Innovation.
Deux phénomènes majeurs conditionnent les évolutions à venir du logement
L’affaiblissement durable de la capacité des pouvoirs publics met au défi les professionnels de maintenir une production satisfaisante au regard du devoir de solidarité nationale à travers une politique d’offre profondément renouvelée.
Cela concerne le logement social de droit, mais aussi le locatif privé, soutenu depuis un quart de siècle par des aides fiscales diverses dans un contexte de désengagement des investisseurs institutionnels.
Cela concerne enfin l’accession à la propriété des classes moyennes et modestes dans la perspective, peut-être à revisiter, de promotion auprès de tous de la propriété de sa résidence principale.
Cette prise de conscience renvoie à la nécessité de reprendre les équations économiques de base sans l’apport subventionnel public, parfois déterminant, qui en assurait l’équilibre. Cela implique également de réinterroger le temps de retour des investissements en question et d’imaginer une manière plus progressive, voire plus séquentielle, de parvenir aux résultats obtenus, préalablement, avec le soutien de l’aide publique.
Mais cela éclaire aussi d’une lumière particulière la capacité de répondre aux besoins nouveaux liés aux évolutions profondes en cours : une croissance des ménages toujours très dynamique du fait des évolutions sociologiques, plus que démographiques, qui la soutiennent, un vieillissement des habitants qui pose des problèmes divers, de la sous-occupation du patrimoine au besoin d’un habitat adaptable, en passant par l’affaiblissement des ressources liées à la retraite et à un nouveau cycle de transmission patrimoniale entre générations.
Des nécessités au cœur des pistes d’action
La nécessité de maitriser, porter et équiper le foncier nécessaire pour autoriser les divers usages d’habitat utiles, mais aussi de mettre en place des financements à horizons plus éloignés (emphytéose) ;
La nécessité de poursuivre l’aide à l’investissement des particuliers dans le (leur) logement, que ce soit de manière intermédiée ou non, afin de préparer au mieux un avenir assombri par la perspective de retraites dégradées.
La nécessité de convergence des problématiques du locatif social et du locatif privé, qui doit permettre de créer un véritable secteur institutionnel capable de répondre au besoin de locatif intermédiaire en unissant les efforts des grands bailleurs sociaux et la capacité d’investissement de véhicules gestionnaires d’épargne privée. Ces sociétés mixtes pourraient également gérer la cession d’une partie du parc social à ses locataires, dans une logique de parcours résidentiel, et conserver la maîtrise des copropriétés ainsi créées.
a nécessité d’aider ceux qui désirent acquérir leur résidence d’usage en renouvelant l’arsenal juridique et financier pour épouser une durée d’accession plus en rapport avec l’allongement de la vie : dissociations foncier-bâti et nue-propriété-usufruit, financement mixant intérêt et partage de plus-value, recours à l’intergénérationnel, dynamisation de l’achat du parc social de droit ;
La nécessité de traiter du vieillissement de la population en dynamisant le marché du viager, la possibilité de l’adaptation de l’habitat disponible, le développement de formes nouvelles d’habitat avec services ciblées sur le grand âge et la dépendance.
Le Pôle de compétitivité mondial FINANCE INNOVATION est une démarche collective de la place financière de Paris. Cette initiative fédère 240 adhérents, banques, assurances, sociétés de gestion et de services financiers, universités, laboratoires de recherche et PME autour de projets industriels et de recherche à haute valeur ajoutée. L’objectif du Pôle est de susciter et accompagner les initiatives entrepreneuriales pour accroître l’emploi et la part de marché de l’industrie financière française dans la compétition européenne et internationale.

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