« Dans un contexte perturbé, les acquéreurs, plutôt que de repousser leur projet, se sont tournés vers des spécialistes du crédit immobilier »
Vos chiffres permettent-ils d’identifier une tendance ou une reprise durant l’année 2009 ?
De fait le Crédit Foncier a connu une activité soutenue, notamment due à la mise en place rapide des dispositifs du plan de relance (doublement du Prêt à Taux Zéro, élargissement des plafonds du Prêt à l’Accession Sociale, développement du Pass Foncier…). Pour avoir été l’un des initiateurs des dispositifs d’aide depuis 2005 et notamment de la création du Pass Foncier début 2008, nous avons immédiatement compris l'intérêt des dispositifs du plan de relance pour les emprunteurs mais aussi perçu la nécessité d'y associer des outils pédagogiques au regard de la complexité de certains d'entre eux.
Je constate en observant nos chiffres qu’au Crédit Foncier, la demande de crédits immobiliers a ainsi augmenté de 24% au 1er trimestre 2009, pour un montant de 3,3 milliards d’euros contre 2,7 milliards d’euros sur la même période de l’année dernière. Concernant le PTZ, les effets cumulés du PTZ majoré et du doublement du PTZ expliquent la progression enregistrée de +50% en nombre et +70% en volume à fin avril par rapport au même quadrimestre de 2008.
Le Crédit Foncier a donc accru ses parts de marché en matière de Prêts à Taux Zéro et de Prêts à l’Accession Sociale avec respectivement 25% et  36,5 %. Au 3ème trimestre, poussé par l’amendement Scellier, il s’est aussi renforcé sur le marché de l’investissement locatif (12% des prêts mis en force). Au global, sa part de marché est de l'ordre  de 8 %, avec une croissance de 30% sur l’année, ce qui souligne que le Crédit Foncier est bien au service de l’intérêt général en se positionnant au cœur du dispositif de la relance immobilière. Nous avons toujours poursuivi notre activité de financement des particuliers, y compris au plus fort de la crise.
Quelle est votre analyse des fondamentaux du marché ?
Comme nous l’avions annoncé dès juin nous nous situons dans un momentum (en langage boursier, indicateur technique d’accélération de tendance) bien particulier où les faibles niveaux de taux associés à des prix de l’immobilier en baisse peuvent représenter une réelle opportunité de réalisation pour les particuliers poursuivant un projet immobilier. Effectivement, nous nous situons actuellement à des niveaux de taux comparables aux plus bas de 2006 et selon nos analyses ce niveau de taux devrait se maintenir dans les 12 mois qui viennent.
S’agissant du marché immobilier nous bénéficions, grâce à notre centaine d’experts répartis sur l’ensemble du territoire  - ce qui est unique en Europe-, d’une vision tout à fait unique. Au regard des derniers éléments en notre possession, nous pensons que les prix dans l’ancien vont encore baisser mais de façon différente en fonction de la localisation du bien et ce dans un marché fluide. La baisse devrait être faible sur les biens de standing situés en centre-ville. Elle s’accentue au fur et à mesure que l’on s’éloigne vers la périphérie et que l’on descend en gamme.
A horizon six mois en revanche, nous pouvons anticiper une reprise d’activité accompagnée d’une stabilisation des prix. Nous pensons que l’augmentation des besoins conjuguée à une baisse des stocks de biens neufs et à une diminution des logements mis sur le marché se traduira nécessairement par une augmentation de la demande dans l’ancien.
Enfin nous constatons que, dans la crise, les particuliers secundo-accédants ont modifié leur comportement vis-à -vis du financement : ils n’ont quasiment plus recours à un prêt relais. Ils préfèrent dans la mesure du possible, vendre leur bien et louer un logement leur permettant de patienter le temps nécessaire pour mener leur nouvelle acquisition. Nous travaillons à prendre compte les modifications profondes induites par la crise de façon à apporter de nouvelles solutions en cohérence avec un marché qui a connu de profondes évolutions.
Faut-il se dépêcher d’acheter ?
Il ne faut jamais se précipiter dans le cadre d'un tel projet. Cependant, force est de constater que de nombreux facteurs plaident en faveur de l’achat : aides d’état, niveau de taux bas et baisse des prix. Comme le montre notre étude menée avec le CSA, l'acte d'achat est le fruit d'un projet élaboré dans le temps ce qui permet de consacrer le temps nécessaire a la réflexion concernant  son investissement (emplacement, environnement, avantages et inconvénients) plutôt que de se focaliser sur un taux de crédit qui baisserait de 0,5%. Ceci est d’autant plus vrai en période de crise.
Je constate par ailleurs que dans un contexte perturbé les acquéreurs, plutôt que de repousser leur projet, se sont tournés vers des spécialistes du crédit immobilier. Je crois qu’ils ont trouvé chez nous, pour mener à bien l’un des projets les plus impactants d’une vie, un conseil expert capable d'accompagner leur parcours et pu capitaliser sur des dispositifs souvent très techniques permettant de forts effets de levier relatifs à la capacité d'acquisition.
Je considère donc que notre spécialisation sur le financement de tous les projets immobiliers aux cotés des particuliers est la meilleure réponse à leur apporter, et doit donc rester l’une de nos préoccupations de tous les instants. Nous allons donc continuer à allier rigueur professionnelle, réactivité et innovation pour être aux rendez-vous des attentes de nos clients.
Twitter
Facebook
Flux rss