Et voici l’observatoire UFF Perception du Risque et Comportements d’investissement
L’ampleur et la complexité de la crise financière ont non seulement modifié la donne en matière d’investissements financiers mais elles ont également modifié les comportements des Français et plus particulièrement ceux des patrimoniaux en ce qui concerne leurs investissements. La crise s’est traduite par une baisse de la capacité d’épargne et de placement pour un peu moins d’un Français patrimonial sur deux; parallèlement, 45% des patrimoniaux disent que la crise a eu un impact sensible sur leur comportement de placement.
L’observatoire UFF-IFOP de la clientèle patrimoniale
Face aux ruptures générées par la crise, l’Union Financière de France a souhaité se doter d’un outil de pilotage des attentes et comportements de ses clientèles à l’égard de l’investissement.
L’observatoire se concentre sur les clientèles s’intéressant à la gestion de leur patrimoine, c'est-à -dire, les Français détenteurs au minimum de 40 000 € de patrimoine financier. Le marché étant en mutation tant du côté de la demande que de l’offre, l’Observatoire mène une observation en continu, Sur un fond de plus grande frilosité des Français face aux risques, explorer en profondeur les ruptures induites par la crise pour préparer l’avenir était indispensable, c’est pourquoi, l’Observatoire ne se contente pas de faire une mesure quantitative mais réalise également une phase qualitative préalable. Enfin, l’observatoire est connecté, c'est-à -dire qu’il s’enrichit en permanence des constats d’autres études réalisées tant par l’équipe Finance de l’Ifop que par les études menées sur la place.
Un constat majeur : la crise montre l’émergence du sentiment de divergence d’intérêt entre les conseillers bancaires généralistes et les clients
57% des patrimoniaux qui ont comme interlocuteur un conseiller bancaire généraliste pensent que celui-ci sert avant tout les intérêts de son employeur. Le jugement est beaucoup moins sévère en ce qui concerne les conseillers spécialisés, indépendants ou bancaires. Les études réalisées par ailleurs auprès du grand public montrait une plus grande indulgence de la clientèle vis-à -vis des conseillers.
60% des patrimoniaux pensent que les établissements bancaires n’ont pas changé suite à la crise alors qu’ils pensaient que la crise allait permettre la rénovation attendue du mode de fonctionnement, en particulier au niveau relationnel. Ce qui tend à renforcer la déception vis-à -vis du secteur.
Cette évolution vers la recherche d’un conseiller plus expert et vers davantage d’autonomie risque de se faire au détriment du conseiller bancaire généraliste qui conserverait les patrimoines plus modestes et moins impliqués.
Les attentes montantes en matière de conseils et d’accompagnement
On note l’émergence d’un client à double boussole : le conseil de l’expert complété de ses propres recherches (internet, activation de son réseau). Avec une attente de conseils experts et de pro-activité dans un but précis d’avoir une meilleure maîtrise de ses choix. En effet 44% des patrimoniaux souhaitent avoir pour interlocuteur principal un conseiller spécialisé dans le futur alors qu’ils ne sont que 26% aujourd’hui à avoir un conseiller spécialisé (bancaire ou indépendant), Et 59% déclarent écouter les recommandations de leurs conseillers et également s’informer par eux-mêmes.
Et une deuxième attente de plus grande autonomie auprès d’un nombre plus limité : les patrimoniaux avertis : ils représentent 14% des patrimoniaux français et 25% des CSP+.
Créée en 1968, l’Union Financière de France est une banque spécialisée dans le conseil en création et gestion de patrimoine, qui offre des produits et services adaptés aux clients particuliers et aux entreprises. Sa gamme de produits comprend l’immobilier, les valeurs mobilières et l’assurance vie ainsi qu’un large éventail de produits destinés aux entreprises (plan d’épargne retraite, plan d’épargne salariale, gestion de liquidités à moyen terme, etc.).
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