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Positive Sweet Home

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En 2010, une maison se doit d’être positive, c’est-à-dire d’enrichir son environnement au lieu de l’appauvrir.

Une maison positive doit l’être sur les six bilans : climat, énergie, ressources, santé, diversité et emploi. Voici le cahier des charges de cette maison de rêve qui, tel un arbre, enrichit son environnement au lieu de l’appauvrir. C’est possible puisqu’il existe déjà des bâtiments à énergie positive, des bâtiments qui stockent du carbone, des bâtiments sains.

Bilan climat : stocker du carbone dans les matériaux

La maison positive est construite avec des biomatériaux, c’est-à-dire des matériaux d’origine vivante, le plus souvent végétale (bois) mais parfois animale (isolants en plume de canards). Ces matériaux consomment  peu d’énergie lors de leur fabrication et stockent du carbone, retiré de l’atmosphère au fur et à mesure de la croissance des arbres, à condition que le bois provienne de forêts et plantations gérées de manière renouvelable. Ainsi, plus on construit de maisons positives, plus la quantité de gaz à effet de serre baisse dans l’atmosphère.

Bilan énergie : produire plus d’énergie que les besoins

Grâce à la conception bioclimatique, la maison positive valorise les flux de chaleur et de lumière naturels. Elle conserve la chaleur ou la fraîcheur grâce à l’isolation. Elle nécessite ainsi moins de 50 kWh/m2/an (30 pour le chauffage, la climatisation et l’eau chaude sanitaire, et 20 pour les autres besoins). Elle est équipée de panneaux solaires thermiques, produisant près de 400 kWh/m2/an de toit, pour le chauffage et l’eau chaude. Ou de panneaux photovoltaïques (110 kWh/m2 pour l’électricité) sur sa toiture ou sur ses murs, et de pompes à chaleur. L’électricité excédentaire peut être revendue. En hiver, en l’absence de soleil, une chaudière à bois suffit à chauffer la maison.

Bilan ressources : capter et réutiliser

La maison positive est fabriquée à partir de biomatériaux renouvelables, comme le bois, qui peuvent être réutilisés et recyclés. Dans les zones où la ressource en eau est menacée, elle capte et stocke l’eau de pluie grâce à des systèmes de récupération liés à la toiture. Elle peut ainsi être autonome pendant la plus grande partie de l’année. Les eaux captées en excédent, au lieu de ruisseler, sont amenées vers des surfaces végétalisées et pénètrent dans le sol, où elles vont alimenter les nappes. La gestion des déchets ménagers répond au principe des 3 R ; réduire les déchets, réutiliser et recycler ce qui peut l’être, notamment les résidus organiques qui peuvent être compostés et générer du biogaz.

Bilan santé : la maison qui nettoie son environnement

La maison positive est fabriquée à partir de matériaux non toxiques, par exemple du bois rétifié, une nouvelle technique qui permet de rendre le bois résistant aux insectes et champignons sans l’imprégner de produits nocifs. Elle nettoie l’atmosphère, dans les villes, grâce à des toitures ou murs en partie couverts de végétaux, qui servent d’isolants vis-à-vis de la chaleur et du bruit, et qui absorbent aussi les polluants de l’air ambiant.

Bilan diversité : une architecture liée aux territoires

La maison positive est construite en tenant compte du climat et de la topographie locaux, et valorise des matériaux et sources d’énergie locale pour limiter les transports. Elle s’inspire des principes de construction traditionnels, en les potentialisant grâce à la technologie. Elle est donc différente d’une région à l’autre, et permet de redonner de la diversité aux styles de construction, et donc de l’identité et du sens aux quartiers, aux territoires

Bilan emploi : le bâtiment positif, moteur de la relance

La construction des bâtiments positifs et la rénovation des bâtiments existants pour les rapprocher de l’objectif « positif » pourraient être le moteur de la croissance des trente années à venir. Des milliers d’emplois sont à la clé en France. Des emplois en grande partie qualifiés, et non délocalisables, puisque reposant sur une connaissance des conditions bioclimatiques et des matériaux locaux.

Bibliographie : Réparer la planète – Maximilien Rouer et Anne Gouyon –Editions JC Lattès.

www.reparerlaplanete.com

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