L’habitat est en France le plus gros consommateur d'énergie
L’habitat est en France le plus gros consommateur d'énergie parmi tous les secteurs économiques, avec 70 millions de tonnes équivalent pétrole (tep). Soit 43 % de l'énergie finale totale et 1,1 tep consommée annuellement par chacun d'entre nous.
Cette énergie consommée entraîne l'émission de 120 millions de tonnes de CO2 représentant 23 % des émissions nationales et 32,7 millions de tonnes de carbone. Cette quantité est du même ordre de grandeur que celle des déchets de chantiers de bâtiments ou des déchets des ménages. C'est aussi une demie-tonne de carbone émis dans l'atmosphère chaque année par chacun d'entre nous. Toutes ces valeurs devront être divisées par quatre en 2050.
Pour un habitat moins énergivore
Les exigences sont renforcées pour ce qui est de l’isolation thermique, de l’ordre de 10 % sur les déperditions par les parois et les baies et de l’ordre de 20 % sur les déperditions par les ponts thermiques.
La référence des chaudières à combustibles fossiles devient la chaudière basse température et celle du chauffage électrique devient le panneau rayonnant.
Une meilleure isolation des réseaux de distribution et un gain énergétique plus important sur les déperditions de ventilation sont demandés.
Une référence particulière a été introduite pour les pompes à chaleur ainsi que pour les équipements de refroidissement.
C’est ainsi, qu’en maison individuelle les baies au sud et les volets sont placés en référence. En prenant en compte l’inertie réelle du bâtiment on peut mieux valoriser certains matériaux à forte inertie thermique. Pouvoir intégrer les avantages des dispositifs architecturaux tels que des casquettes au sud ainsi que des masques plus lointains donne la possibilité de valoriser les efforts de conception sur l’environnement climatique du bâtiment.
Les toitures végétalisées sont aussi calculables et leur intérêt valorisé. Parallèlement, la prise en compte des énergies renouvelables se poursuit, notamment en les introduisant en référence. Ainsi, les calculs pour les chaudières bois ont été affinés et la référence calée aux bonnes pratiques du marché.
Concernant l’énergie solaire, pour certains bâtiments, une part de production d’eau chaude sanitaire est calculée en référence. Cela correspond- en maison individuelle utilisant aussi bien l’électricité que les combustibles fossiles - à la production de 2 m² de capteurs et, en collectif utilisant l’électricité, à 1 m² de capteurs.
Impact économique de la Réglementation Thermique
Cette réglementation étant basée sur un renforcement de la performance énergétique globale du bâtiment, les concepteurs et les maîtres d'ouvrage ont la possibilité de choisir entre plusieurs composants intervenant dans la performance thermique globale.
L'investissement des ménages dans les travaux de maîtrise de l’énergie a augmenté depuis 4 ans. En 2008, selon la dernière enquête réalisée par TNS SOFRES, la proportion de ménages réalisant des travaux est de 12,2 % pour un montant moyen de 4 594 €, (+8,5% par rapport à 2007). A ce rythme, les ménages devraient investir environ 180 €/m² d'ici 2050.
Les économies sur la facture énergétique sont assez disparates selon l’énergie de chauffage et la localisation.
Pour une maison individuelle de 100 m² :
- chauffée à l’électricité : économie de 120 à 210 €, pour des factures, hors usages spécifiques, dans une fourchette de 540 à 1230 €.
- chauffée au gaz : économie de 40 à 100 €, pour des factures, hors usages spécifiques, dans une fourchette de 370 à 800 €.
Pour un logement collectif de 100 m² :
- chauffé à l’électricité, économie de 60 à 140 € pour des factures, hors usages spécifiques, dans une fourchette de 630 à 1260 €.
- chauffé au gaz, économie de 60 à 120 € pour des factures, hors usages spécifiques, dans une fourchette de 410 à 810 €.

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