Navigation : S'informer > DG Mag > Yohan Boukobza, Fondateur du cabinet B & Z Associés, Conseil en Gestion de Patrimoine

Fil Actu

DG Mag

Yohan Boukobza, Fondateur du cabinet B & Z Associés, Conseil en Gestion de Patrimoine

smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon

« Notre atout majeur est de porter des valeurs fondées sur le respect des intérêts du client.»

L’approche globale patrimoniale nécessite des interventions plurielles en épargne, retraite et prévoyance. En tant qu’expert, comment gérez-vous cette polyvalence ?
L’approche patrimoniale est avant tout un diagnostic patrimonial ; notre métier un approfondissement sur tous les domaines  La retraite est un problème majeur ainsi que la prévoyance. Nos clients épargnent de plus en plus pour leur future retraite.  Les préoccupations sont spontanées, angoisse de subir une dégradation de leur niveau de vie, méconnaissance du montant exact de leur retraite.
Aujourd’hui six actifs cotisent pour payer les pensions de quatre inactifs. En 2050, selon les projections démographiques, quatre actifs devraient cotiser pour assurer le financement des retraites de six inactifs. Optimiser sa retraite consiste à épargner, des dispositifs existants, en fonction des différents statuts. Nous disposons aujourd’hui de fiscales incitatives afin que la retraite par capitalisation puisse compléter le système de retraite par répartition.

Pensez-vous qu’une gestion prudente est essentielle dans la période actuelle ?
Il est vrai que la baisse récente des marchés peut être mise à profit pour investir sur le long terme. Cela dit, dans la mesure où la volatilité reste forte, seul un retour progressif sur des fonds d’investissement défensifs est pour l’instant envisagé, d’autant que les perspectives économiques ne suscitent guère l’optimisme.
Pour l’heure, nous préconisons donc de rester prudent dans nos conseils d’investissement et je ne reviens qu’avec parcimonie sur les actions. Notre cabinet a pour philosophie, et compte tenu de l’aversion au risque des clients, de gérer en bon père de famille.  En matière d’assurance-vie, qui reste le meilleur véhicule de placement, la part des fonds en euros dans les contrats de nos clients représente, selon nos recommandations, 70 % et celle des unités de compte 30 %.

Est-ce que, paradoxalement, la qualité de vos partenaires garantit votre indépendance en ce sens que vous privilégiez la pérennité à l’opportunité ?
Nous privilégierons toujours la pérennité. Nos valeurs sont fondées sur le respect des intérêts du client, la disponibilité et la forte implication des conseillers en gestion de patrimoine indépendant qui s’avère un atout majeur dans le contexte actuel.
Notre différence avec les réseaux bancaires est naturellement cette indépendance. N’étant liés à aucun réseau, aucune banque ou société d’assurances, nous avons toute la légitimité pour répondre aux besoins des clients en architecture ouverte et en toute pérennité.

Les règles de bonne conduite de la profession sont régulièrement évoquées.  Comment réagissez-vous aux devoirs suivants : objectivité, discernement, transparence, vigilance ?
La gestion de patrimoine est devenue une affaire de spécialistes confiée au conseiller en gestion de patrimoine (CGPI) indépendant  ou salarié. Le poids des CGPI est très significatif ; il représente une collecte de plus de 9 % de l’épargne Financière Française.
Le marché de la Gestion de Patrimoine semble toujours porteur et le restera.  Les clients recherchent essentiellement notre compétence, notre disponibilité et notre implication. Notre atout majeur est de porter des valeurs fondées sur le respect des intérêts du client, et de la de déontologie, en inscrivant notre métier dans une logique d’indépendance, de respect des règles professionnelles, de responsabilité et de professionnalisme.

Etes-vous pour une normalisation du cadre réglementaire d’exercice de la profession de gestionnaire de patrimoine ?
Avant tout, il faut définir des limites claires entre les différents statuts : agent immobilier, vendeur de défiscalisation, conseiller en Investissement financier, courtier, démarcheur bancaire et financier, CGP, sans oublier le statut de futur conseiller financier Européen.
Le projet de proposition de loi visant la création d'un Ordre professionnel pourrait aussi être l'occasion
d’édifier un statut professionnel européen pour les indépendants.

www.cabinet-betzassocies.com

Propos recueillis par Gilles Arnoux