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La réforme de l’accession à la propriété peut-elle faire revenir les vendeurs ?

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Le site vivonsl’immobilier.fr apporte une réponse qui vaut bien des analyses d’experts !


Avec une douzaine de mesures d’aides à l’accession, directes ou indirectes, acheter était devenu à la portée de tout le monde.  Mais dans l’élan politique d’une France de propriétaires, nos gouvernants n’avaient pas anticipé la mutation accélérée du marché immobilier.
Acheter engage l’emprunteur dans la durée. Et cette durée s’inscrit aujourd’hui dans un contexte économique où l’emploi est devenu instable et dans un contexte sociologique où le ménage lui même est devenu fragile.

On avait oublié que si la pierre est une valeur refuge, l’acheteur ne doit pas être un réfugié de la pierre.
On avait négligé un peu vite qu’un achat immobilier nécessitait deux composantes de base : naturellement un bien disponible à la vente ; mais aussi un acheteur avec la solvabilité immobilière requise, mais lui laissant par ailleurs un pouvoir d’achat conforme à ses nécessités quotidiennes de consommateur.

La réforme ne va pas décider si les prix de l’immobilier sont oui ou non trop élevés, car à ce compte tous les prix des produits manufacturés sont trop élevés. Elle va faire en sorte que le plus grand nombre de ménages ait accès à la propriété, même à prix élevé car c’est une nécessité prioritaire, au même titre que la santé ou l’éducation.

Les aides à la pierre ont montré leurs limites et leur financement s’est tari. Le Pass Foncier, le PTZ coûtent trop chers à la collectivité au regard des résultats obtenus. La déductibilité des intérêts d’emprunt ne profite qu’aux ménages imposables, pratiquement minoritaires en France. Les PEL sont détournés de leur but et les APL n’atteignent pas le leur. Il était donc urgent d’aider plus les accédants modestes,  de renvoyer les plus gros revenus à de réels arbitrages patrimoniaux et pas de simples effets d’aubaine, et surtout de rendre à pierre ce qui est à pierre, la construction aux constructeurs, en fonction d’une demande géographique réelle et pas de la simple volonté du législateur de zoner la France arbitrairement.

On avait oublié  que  dans l’immobilier il y a le neuf, pour les investisseurs, mais également l’ancien, pour simplement se loger.
Or l’ancien est la pierre angulaire de la reprise immobilière, via le parcours résidentiel -primo accédant, secundo accédant, investisseur locatif,  bailleur.
N’oublions jamais que l’acheteur d’aujourd’hui est le vendeur de demain et que le  vendeur de demain l’acheteur d’après demain.

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