Pour Jones Lang LaSalle, l’actualité économique pourrait œuvrer en faveur des preneurs avisés…
En effet, l’incertitude économique et financière qui règne depuis l’été impacte les comportements des preneurs, dans le sens d’une prudence accrue, et d’une extrême sélectivité en matière de projets immobiliers. Le ralentissement de l’activité locative, déjà constaté au 4e trimestre, pourrait donc se confirmer… et accentuer la pression sur les bailleurs. Dans ce contexte, ces derniers pourraient se montrer plus enclins à assouplir leurs conditions de location, dans le but d’attirer de nouveaux preneurs, ou de sécuriser les baux en cours.
Ceci d’autant plus que l’indice du coût de la construction s’est envolé (+7% en un an, en raison du renchérissement du prix des matières premières), et avec lui les loyers en cours, indexés sur cet indice : certains de ces loyers ne sont donc plus en phase avec ceux offerts aujourd’hui sur le marché. Une situation qui pourrait inciter certaines entreprises, bien conseillées, à questionner leur stratégie immobilière, en tirant le meilleur parti du cadre législatif.
Certains locataires pourraient donc envisager une renégociation de bail, voire un déménagement. Face à eux, les bailleurs avertis auront très probablement à cœur d’anticiper ce risque, en prenant les devants et en proposant d’emblée des conditions de renégociation avantageuses.
Ainsi, les entreprises désireuses d’entreprendre des projets immobiliers dans les prochains mois devraient pouvoir bénéficier de conditions de location, ou de renégociation plus favorables.
A noter que cet assouplissement pourrait tout particulièrement bénéficier à l’offre neuve disponible qui, ne baissant que lentement, devrait pousser les propriétaires à être plus conciliants encore en termes de mesures d’accompagnement et de loyers – le portage d’immeubles neufs pendant de longs mois après la livraison étant particulièrement coûteux.
Une opportunité intéressante, dans un contexte où l’intérêt ira grandissant pour les immeubles répondant aux nouvelles normes environnementales, et où de multiples mouvements de regroupements - de collaborateurs et donc d’immobilier – sont encore à prévoir, compte tenu de la rationalisation actuellement à l’œuvre dans de nombreuses entreprises
Indexation de loyers sur l’IC : Que dit la loi ?
L’article 145.39 du Code du Commerce prévoit qu’en cas d’un cumul d’indexation supérieur à 25% depuis le début du bail, le preneur ou le bailleur est en droit de demander une révision du loyer, à la valeur locative du marché.
Par exemple : Dans le cas d’un loyer initial de 100 à la signature du bail, qui vaudrait désormais 125, par le jeu du cumul des indexations du loyer sur l’ICC, appliquées à chaque date anniversaire du bail.

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