Locataires HLM : souriez, vous êtes espionnés !

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La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a mis en demeure publiquement l'OPH PARIS HABITAT pour atteinte à la vie privée de ses locataires et manquement à l’obligation d’assurer la sécurité des données.

Après avoir reçu de nombreuses plaintes d'associations de locataires, la CNIL a constaté que certains des gardiens de l'OPH PARIS HABITAT avaient accès au compte locatif des personnes résidant dans l'immeuble ou aux coordonnées de compte bancaire des locataires.

Lors de ses missions de contrôle, la CNIL a également constaté la collecte d’informations "non pertinentes et inadéquats au regard de la finalité de gestion locative". Il  s’agit de mentions subjectives telles que "alcoolique", "violence conjugale", "ancien SDF addiction boisson", "n'est pas de nationalité française" ou encore "personne très difficile à vivre de tempérament agressif et violent très procédurier",  ou des informations relatives à l’état de santé du locataire ("séropositif", "cancer", "personne cardiaque", "sous chimiothérapie", "alzeimer aveugle", "maladie de parkinson", "souffrant d'une pathologie respiratoire et chronique", "dépression hôpital psychiatrique", "fils cancer Mme malade des poumons", "cancer des intestins opération du cerveau").

Vu la gravité des manquements relevés, la CNIL  a décidé de rendre publique la décision de mise en demeure.  Elle oblige l'OPH PARIS HABITAT, dans un délai de deux mois, de se conformer à la loi et, ainsi, respecter la vie privée de ses locataires.

Lire ici l’intégralité de la décision de mise en demeure de l'OPH PARIS HABITAT

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